Mis à jour le 29 octobre 2026 | Publié le 3 mai 2023
En Ontario, les propriétaires bailleurs peuvent mettre fin à un bail résidentiel pour la plupart des raisons courantes, comme le défaut de paiement du loyer, la résiliation à juste titre ou pour la reprise du logement. Pour de plus amples renseignements sur ces termes, consultez notre page principale sur les évictions.
Vers la fin 2025, le gouvernement de l’Ontario a adopté le projet de loi 60, une loi qui apporte plusieurs changements importants aux droits des locataires. La plupart des changements favorisent les propriétaires bailleurs. Les changements en vertu du projet de loi 60 sont mis en œuvre en étapes; la plupart des changements ne s’appliquent qu’aux nouveaux avis d’éviction émis après l’entrée en vigueur des changements.
Sur cette page, nous expliquerons les processus juridiques qu’un propriétaire bailleur en Ontario doit suivre pour donner un avis d’éviction à un locataire.

L’essentiel
En Ontario, les locataires peuvent revendiquer une audience pour disputer un avis d’éviction. Les audiences sont organisées par la Commission de la location immobilière ou la CLI.
En Ontario, le propriétaire bailleur doit donner au locataire un avis de résiliation de bail rédigé sur le formulaire approprié de la CLI. Quand un locataire reçoit un avis d’éviction, il n’est pas obligé de déménager tout de suite : le propriétaire bailleur doit d’abord demander un ordre de résiliation de bail auprès de la CLI. Le locataire aura le droit de se défendre lors d’une audience avant que l’ordre soit accordé.
Le processus d’éviction des locataires est essentiellement le même, peu importe la raison donnée par le propriétaire :
Ce processus s’applique, peu importe la raison d’éviction donnée par le propriétaire bailleur, que ce soit une résiliation à juste titre ou pour rénover l’unité, entre autres. La différence est le délai d’avis requis.
En Ontario, le délai d’avis dépend de la raison d’éviction indiquée par le propriétaire bailleur.
De son côté, le locataire a le droit d’annuler certains avis d’éviction en changeant son comportement. Par exemple, si un locataire manque un paiement de loyer, il peut annuler l’avis d’éviction pour défaut de paiement en payant le loyer avant que le propriétaire bailleur fasse une demande d’audience devant la CLI.
La CLI a compilé une liste de raisons de résiliation de bail avec les délais d’avis et les conditions. Voici des exemples :
Le propriétaire bailleur doit donner un avis d’éviction de 7 jours. Le locataire peut annuler l’avis en payant le loyer en souffrance avant le jour où le propriétaire fait la demande d’audience devant la CLI.
Si le propriétaire bailleur souhaite emménager dans l’unité ou faire y emménager un membre de sa famille, il doit donner au locataire un préavis de 60 jours. La date de fin de bail doit être le dernier jour du contrat ou de la période de location. Dans ce cas, le propriétaire bailleur doit rembourser le locataire un mois de loyer ou lui proposer une nouvelle unité locative (et le locataire doit accepter l’offre).
Si le locataire déménage, mais croit que la résiliation a été donnée de mauvaise foi, il peut soumettre un formulaire T5 à la CLI. Dans ce cas, le propriétaire bailleur pourrait être obligé d’indemniser le locataire. Si le nouveau résident n’y emménage pas dans les 60 jours suivant la date indiquée dans le formulaire d’avis de résiliation, on présume que l’éviction a été effectuée de mauvaise foi.Pour les avis présentés le 21 septembre 2026 ou après, le propriétaire bailleur n’est pas obligé d’indemniser le locataire, à condition qu’il donne un préavis d’au moins 120 jours. Cette exception ne s’applique pas lorsqu’un nouveau propriétaire bailleur achète la propriété, cependant.
Pour évincer un locataire pour rénover une unité, le propriétaire bailleur doit donner un avis de 120 jours et la date de résiliation doit être le dernier jour de la période de location.
Le locataire a le droit de retourner à l’unité après la fin des réparations ou rénovations, à condition qu’il informe le propriétaire bailleur à l’écrit (avant son déménagement). Le propriétaire bailleur ne peut pas le refuser et ne peut pas changer le montant du loyer, exception faite des augmentations qui auraient été autorisées si le locataire n’avait jamais déménagé.
Si le locataire décide de retourner, le propriétaire bailleur doit donner une date de fin des travaux estimée à l’écrit, la mettre à jour au besoin et donner un avis une fois que les rénovations auront été terminées. Cette obligation ne s’applique que si l’avis écrit du locataire a été fourni le 21 septembre 2026 ou plus tard.
Dans la plupart des cas, le propriétaire bailleur doit indemniser le locataire. L’indemnisation peut être une autre unité de location ou un maximum de trois mois de loyer. Les obligations dépendent de la taille de l’immeuble; les immeubles de cinq unités ou plus requièrent une indemnisation plus importante.
Même si le locataire décide de déménager définitivement, il peut toujours soumettre un formulaire T5 plus tard s’il croit que la résiliation a été donnée de mauvaise foi. Par exemple, si le locataire est persuadé que le propriétaire bailleur n’a jamais eu l’intention de rénover l’unité et voulait y installer un nouveau locataire pour demander un loyer plus élevé.
Les locataires en Ontario qui reçoivent un avis d’éviction devraient consultent cette brochure pour confirmer que leur propriétaire bailleur a suivi la procédure en vigueur pour la raison de résiliation indiquée. Remarquez que chaque raison comprend plusieurs conditions.
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Bien que l’assurance habitation n’ait pas grand-chose à voir avec les évictions, il y a quelques aspects à retenir en ce qui concerne le locataire.
Premièrement, bien que l’assurance locataire en Ontario n’est pas requise selon les lois en vigueur, les propriétaires bailleurs ont le droit de l’exiger dans le contrat de bail. Si le contrat de bail stipule clairement que le locataire doit souscrire et conserver une assurance locataire, le locataire doit respecter cette condition.
N’oubliez pas : si un locataire souscrit l’assurance protection juridique de Square One (pas offerte au Québec), il pourrait accéder à la ligne d’assistance juridique pour obtenir des conseils au sujet de l’éviction. Le locataire pourrait en obtenir des conseils pour disputer la résiliation.
Toute seule, une éviction ne nuit pas au pointage de crédit d’un locataire. Toutefois, un loyer impayé transmis à une agence de recouvrement ou donnant lieu à une décision de justice pourrait nuire à la cote de crédit d’un locataire. Cela pourrait avoir un impact négatif si jamais le locataire a besoin d’obtenir une vérification de crédit.
En Ontario, seulement un huissier ou un shérif peut expulser un locataire de force. Même avec un ordre valide de la CLI, un propriétaire bailleur ne peut pas expulser un locataire lui-même et changer les serrures. De plus, le propriétaire bailleur ne peut pas embaucher un service de sécurité privé ou appeler la police pour expulser un locataire.
C’est une idée reçue en Ontario et dans le reste du Canada que l’on ne peut pas résilier un contrat de bail pendant les mois d’hiver. En Ontario, pourvu que le propriétaire bailleur suive la procédure en vigueur, il peut résilier un contrat de bail en tout temps.
Vers la fin 2025, le gouvernement de l’Ontario a adopté le projet de loi 60, qui a apporté de nombreux changements liés au logement et à la construction. Parmi les changements, on retrouve des modifications à la Loi sur la location à usage d’habitation.
Les changements ont pour objet de réduire les demandes en attente à la Commission de la location immobilière. Cependant, les critiques font valoir que ces changements affaiblissent des protections importantes pour les locataires. En effet, la plupart des modifications favorisent les propriétaires bailleurs.
Les principales modifications introduites par le projet de loi 60 ont été entrées en vigueur le premier juillet 2026 :
Les autres changements ont été entrés en vigueur le 21 septembre 2026. Bon nombre des changements ne s’appliquent qu’à des avis d’éviction émis le 21 septembre ou après.
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